Université Bishop’s inondations
L’automne dernier, des pluies diluviennes se sont abattues sur Sherbrooke pendant plusieurs jours, et la crue des eaux de la rivière a dépassé 24 pieds. L’inondation a frappé la majorité des bâtiments de l’Université Bishop’s sur le campus et hors les murs, ainsi que le Collège Champlain à proximité. La crue a causé d’immenses dégâts. Certains étudiants ont même décidé d’utiliser des canots pour se déplacer sur le campus!
Les inondations ont également compromis l’organisation du concert inaugural du Théâtre Centennial de Bishop’s. Au moment où les eaux ont commencé à se retirer, le sous-sol du théâtre était sous plusieurs mètres d’eau.
Le premier spectacle de la saison était prévu pour le 15 octobre, et nos équipes PremièreAction avaient moins de deux semaines pour remettre les lieux en l’état. Non seulement le spectacle a eu lieu, mais nos équipes ont continué à travailler jour et nuit pour que le théâtre puisse rouvrir ses portes dès la fin de semaine suivante. Pour le journal The Campus, c’était carrément miraculeux :
C’est un miracle! En voyant les gros camions-aspirateurs avec leurs boyaux et leurs bruits de succion, on pouvait douter de la survie du pauvre Théâtre Centennial. Seraient-ils capables de rétablir le courant et de revenir à la normale à temps pour l’arrivée de Gord Downie et The Country of Miracles le 21 octobre? Eh bien oui! Ils y sont arrivés malgré les dommages causés par le déluge tristement célèbre de 2010, qui a incité les étudiants à baptiser le campus du nom de “Lennoxvenice”.
Le PIUP aux Jeux olympiques d’hiver 2010
Contexte
L’équipe de direction de Restauration PremièreAction a rencontré le Comité d’organisation des Jeux d’hiver 2010 (COVAN) avant la tenu des Jeux à Vancouver, en Colombie-Britannique, pour discuter de la gestion des urgences en général et de notre PIUP en particulier. Un examen attentif de chacun des sites a été entrepris et il a été convenu que le savoir-faire de Restauration PremièreAction serait particulièrement utile pour le Village olympique.
La société Millennium Properties a examiné les protocoles et plans d’intervention en cas d’urgence de trois fournisseurs locaux de services d’urgence, et Restauration PremièreAction a été choisie comme principal fournisseur. Nous avons ensuite rencontré des représentants de Millennium Properties et des services de gestion des installations du COVAN afin de discuter des problèmes qui pourraient se poser pendant les Jeux et des façons de s’y préparer.
Méthode de planification des urgences
La planification des urgences pour le Village olympique s’est déroulée en plusieurs phases.
- Rencontre avec le service des mesures d’urgence de la Police de Vancouver, responsable des fermetures et du contrôle des voies de circulation.
- Visites et examen de toutes les voies d’accès et de sortie de la ville.
- Sélection du personnel : chefs de projets et effectifs dans la construction, l’atténuation des dégâts d’eau et la sécurité.
- Rotation coordonnée des heures de travail, y compris la possibilité d’avoir des effectifs de garde afin de réduire le risque de « brûler » les intervenants en cas de sinistre majeur lié à une inondation ou autre incident sans rapport avec les Jeux.
- Accréditation du personnel.
- Préparation des véhicules, en y installant tout l’équipement pouvant être nécessaire pour s’empresser d’intervenir en cas de sinistre, d’en atténuer les impacts et de quitter les lieux.
Étant donné que Restauration PremièreAction ne comptait pas au nombre des commanditaires olympiques, il nous était interdit d’afficher notre image de marque. Tous les logos, qu’ils apparaissent sur les vêtements, le matériel ou ailleurs, devaient être cachés avant notre arrivée dans n’importe quel site des Jeux. Nous avons déployé de grands efforts pour nous conformer à cette exigence.
Défis posés par la sécurité
La sécurité des athlètes était une considération prioritaire. Par conséquent, il était interdit d’apporter certains objets dans le Village olympique, et cela prenait du temps pour franchir les barrières à l’entrée. On a donc décidé que l’équipement d’urgence serait installé dans le Village avant la tenue des Jeux, et qu’il resterait là jusqu’à la fin. On a choisi une fourgonnette dans laquelle on a entreposé l’équipement nécessaire et qui a été soumise à une fouille exhaustive par les agents de la sécurité olympique. Ce véhicule servait d’unité mobile qu’on pouvait envoyer à n’importe quel endroit dans le Village en cas d’urgence pour ensuite le retourner à son emplacement sécurisé sans jamais avoir à quitter le site. Cette façon de procéder a donné d’excellents résultats.
Après les Jeux Olympiques d’hiver 2010
On a demandé à Restauration PremièreAction de maintenir les services d’urgence, y compris les réparations et les interventions nécessaires pour réduire les moisissures et les odeurs causées par des problèmes de ventilation et pour remédier à d’autres dommages sans lien avec la tenue des Jeux.
Restauration après un incendie à l’Université de Rimouski
En mai 2009, une alarme d’incendie s’est déclenchée à l’UQAR, alertant la caserne de pompiers de Rimouski. Ceux-ci ont alors demandé des renforts à deux autres services d’incendie (ceux du Bic et de Saint-Anaclet). Le feu s’était déclaré sur le toit du pavillon principal, causant de graves dommages de nature diverse sur cinq étages de trois bâtiments.
Les dommages se sont étendus à plusieurs secteurs (services aux étudiants et d’impression), englobant la coopérative étudiante, certains bureaux et des locaux des services financiers et des ressources humaines. Il a fallu restaurer plus de 3 000 boîtes de dossiers d’étudiants et du personnel et réparer le mobilier ainsi que du matériel informatique et électronique.
Au bout de sept mois seulement, le bâtiment était reconstruit et entièrement fonctionnel. Voici ce que Viateur Lavoie, de l’Université de Rimouski, a déclaré à Restauration PremièreAction:
Lors du sinistre majeur survenu en mai 2009 à notre université, j’ai été grandement surpris de la rapidité d’intervention de Restauration Première Action à contrôler et coordonner la situation. Cette entreprise est intervenue rapidement après le sinistre en mobilisant des ressources compétentes et des équipements répondant adéquatement à l’événement.
Les interventions étaient majeures comme, par exemple, la récupération et le traitement des documents, le nettoyage et la désinfection des lieux, la démolition et la reconstruction des espaces affectés.
En résumé, nous avons grandement apprécié le professionnalisme, la compétence, la fiabilité et la courtoisie de Restauration Première Action.”
Restauration et restitution au Peterborough Museum d’une inestimable collection de photos par PremièreAction
Juillet 2004 : des pluies torrentielles s’abattent sur le centre-sud de l’Ontario et sur certaines régions du Québec, mais c’est la ville de Peterborough qui subit le pire. En effet, avec 150 mm d’eau en une nuit, son réseau d’égouts pluviaux ne suffit pas à la tâche.
Le lendemain matin, les eaux de crue pénètrent à l’étage inférieur de la Bibliothèque publique de Peterborough à travers les fenêtres endommagées, s’infiltrant dans les zones de conservation et d’entreposage de la Peterborough Centennial Museum Association (PCMA). La chambre d’entreposage est séparée du reste de l’étage par un mur, offrant une certaine protection contre les détritus. Toutefois, au-delà de ce mur, l’aire de travail des services de conservation est détruite.
Une bonne partie de la collection, d’une valeur estimative de 8 millions de dollars, était immergée sous près d’un mètre d’eau. De 1896 à 1992, trois générations de photographes de la famille Roy ont immortalisé toutes sortes d’événements de la vie des gens dans les environs de Peterborough, œuvre qui a donné lieu à la constitution d’une des collections les plus importantes pour l’histoire de la ville.
La crue a atteint 14 pouces au-dessus du plancher du sous-sol, et quelque 10 % des pièces de la collection sont restées immergées pendant jusqu’à 24 heures. Par mesure de prudence, on a coupé l’électricité, laissant les lieux sans éclairage ni climatisation.
Il n’y avait pas de temps à perdre. On a appelé PremièreAction (alors appelée Restauration de documents Groupe Rosco) à la rescousse.
Les intervenants ont chargé 30 000 plaques de verre et autres négatifs, matériels photographiques connexes et documents dans des camions frigorifiques pour les emporter vers des installations sécurisées, où l’on a entamé des travaux de restauration complexes et délicats.
Pendant deux ans, une centaine de spécialistes ont travaillé sans relâche pour remettre en état cette collection unique et prestigieuse. Finalement, le moment est venu de dévoiler la collection Balsillie de Roy Studio Images et de la montrer à nouveau au public.
L’intervention rapide des experts en restauration de PremièreAction et l’utilisation de technologies de pointe ont permis de sauvegarder cet inestimable trésor historique. Au moment de l’inondation, Michael Harrington, gestionnaire des services de conservation et de formation à l’Institut canadien de conservation (ICC), a souligné l’exceptionnelle qualité du travail de cette entreprise canadienne spécialisée dans la restauration de documents endommagés par l’eau ou par la fumée.
« La récupération et la lyophilisation de la collection du studio Roy ont été un défi énorme qui nécessitait des innovations en matière de pratiques de conservation, a déclaré M. Harrington. PremièreAction a travaillé en étroite collaboration avec l’ICC, Bibliothèque et Archives Canada et le Peterborough Centennial Museum. L’attitude attentionnée, l’expérience professionnelle et le savoir-faire de cette entreprise ont permis d’obtenir un succès comme on n’en trouve aucun équivalent dans la littérature sur la conservation pour une collection de ce genre. »
Au cours de la cérémonie d’inauguration, la mairesse de Peterborough, Sylvia Sutherland, a rappelé l’importance du travail de restauration effectué. « Il est clair que les clichés du photographe Robert Maitland Roy, de son fils Frederick et de son petit-fils Robert John auraient été perdus si ce n’avait été de l’expertise du personnel de PremièreAction, a-t-elle affirmé. C’est avec gratitude que nous reconnaissons ici aujourd’hui la contribution de cette entreprise. La condition impressionnante dans laquelle ces photographies nous ont été retournées permet de dire qu’elles seront préservées en bon état pour les générations futures de la population de Peterborough.»
La directrice du Musée, Susan Neale, a également fait allusion à la grande valeur des photographies. « Les musées sont les gardiens de notre patrimoine collectif, a-t-elle déclaré. La restauration de ces photographies permettra aux générations futures d’apprécier nos racines et nos trésors culturels. En plus de préserver, conserver et montrer nos collections, il est de notre devoir de les protéger contre les ravages du temps et des intempéries. »
Enfin, M. Barry J. Ross, président de Rosco Group (maintenant Restauration PremièreAction), a parlé au nom de son équipe d’experts pour dire à quel point elle était fière d’avoir accompli cette tâche dans un laps de temps relativement court. Un projet de cette taille est sans précédent dans l’histoire du Canada. « Ce genre de défi exige une intervention rapide, car le moindre retard peut avoir un impact dévastateur sur les artefacts nous essayons de sauver. Nous remercions la population de Peterborough d’avoir rapidement décidé de faire confiance en notre expertise. »
